31 mars 2008
Définition pratique du yoga ....
Le yoga est donc le contrôle des activités de l'esprit qui s'étend depuis la simple maîtrise des opérations mentales jusqu'à la suppression complète de toutes les modalités de la fonction psychique .
C'est la définition pratique qu'en donne Patanjali au début des yoga-soutra .
Le yoga est la capacité d'arrêter à volonté , de supprimer totalement les mouvements , modifications , fonctionnements de l'organe psychique , de l'esprit au sens ordinaire du terme.
Le yoga vise non seulement à la suspension de toutes les idéations , mais aussi à l'abolition de tous les états de conscience conditionné. C'est seulement lorsque la restriction est totale , que l'agent de la vision , le témoin cesse de s'identifier aux processus mentaux , d'être conditionné par le flux de la vie psychophysique , et qu'il est établi dans sa nature propre , qui est conscience absolue et inconditionnée. Tara Michaël
Quel est le rôle de la respiration pendant la méditation ...
Pendant zazen , le rôle de la respiration est fondamental . Maître Deshimaru nous rappelait que le bouddha avait réalisé l'éveil grâce à la concentration sur la respiration , car c'est elle qui relie , qui unifie le corps et l'esprit . Avant tout , on ne peut pas forcer et obtenir d'une façon volontarisme une bonne respiration .
La respiration elle-même est l'effet d'une bonne posture , stable , grâce au bon appui des genoux sur le sol .
Il ne faut donc pas chercher à obtenir à tout prix une expiration longue , ni rester bloquer dans une respiration courte et saccadée .
La seule chose à faire est d'observer attentivement sa respiration : bien détendre le diaphragme , le ventre ne pas trop tendre les reins mais juste ce qu'il faut .Le seul fait d'observer votre respiration permettra de l'approfondir .
Pendant que j'observe ma respiration , cela m'évite de rester accroché à mes pensées.
L'esprit devient souple , libre et toujours concentré ici et maintenant ....
...Moine Zen en Occident ... Roland Rech
27 mars 2008
Respire tu es vivant...
.....La pratique de la méditation c’est être conscient de la douleur.
Donc chaque fois que vous avez une énergie négative comme la jalousie, le désespoir ou la peur, alors la pleine conscience doit se manifester pour prendre bien soin de cette énergie négative. Si vous ne voulez pas que cette énergie vous détruise, touchez la graine de la pleine conscience et invitez-la à s’épanouir ; embrassez tendrement votre douleur. Quand une maman entend son bébé crier, elle pose ce qu’elle est en train de faire, elle entre dans la chambre et prend le bébé. Une maman sait ce qu’est l’énergie de la pleine conscience ; dès le moment où l’enfant est dans ses bras, cette énergie de sagesse commence déjà à pénétrer son corps. La maman ne sait pas encore ce qui ne va pas avec le bébé, mais par sa présence, il obtient déjà un soulagement. Ensuite la maman naturellement pratique le regard profond et il lui faut seulement deux ou trois minutes pour se rendre compte de ce qui ne va pas avec le bébé : peut-être que ce sont les couches, peut-être que le bébé a une petite fièvre, peut-être qu’il a faim. . . Alors la compréhension vient et la maman peut transformer la situation...
C’est la même chose avec la méditation. Quand nous avons une douleur en nous, la première chose est de générer l’énergie de la pleine conscience pour embrasser et prendre soin de cette douleur, pour générer de l’amour, de la tendresse et de la compassion.
Si vous regardez profondément dans la nature de votre colère, vous découvrirez sa vraie nature. Cette découverte et cette compréhension vous libéreront de votre douleur. Et il faut prendre l’habitude de pratiquer cela, non seulement avec la colère, mais aussi avec les autres émotions comme le désespoir, la peur...
On a peur de la vie, on a peur surtout de la mort.
Le Bouddha nous a recommandé de méditer comme ceci en ce qui concerne la peur. « J’inspire, je sais que je vais mourir ; j’expire, je sais que personne ne peut échapper à cette nature, je sais que personne ne peut échapper à la mort. » Le Bouddha nous a enseigné cela parce qu’il sait bien que cette graine de la peur est enfouie très profondément en nous et que nous ne voulons pas qu’elle se manifeste parce que ça fait mal.....
Thich Nhat Hanh Conférence du 2 avril 1996 à la Mutualité Paris
24 mars 2008
Le Sâmkhya ..base doctrinale du yoga
Le point de départ du "Sâmkhya " comme du bouddhisme se situe dans une prise de conscience du caractère insatisfaisant de la condition humaine telle qu'elle est ordinairement vécue .
L'enquête instaurée procède du désir de mettre fin , à " la triple misère existentielle " (dunhka ) qui est analysée de la façon suivante .
1) Celle qui provient de soi-même , comprenant la souffrance mentale aux innombrables formes , comme d'obtenir ce qu'on n'aime pas , ne pas obtenir ce qu'on aime...etc
2) La misère causée par les autres êtres depuis les humains jusqu'aux animaux sauvages .
3) La misère d'origine céleste imputables aux éléments atmosphériques et aux influences planétaires .
Le Sâmkhya ne se borne pas à surmonter " l'inclinaison" naturelle à demeurer ce qui est plaisant et à ignorer ce qui est désagréable .
Le Sâmkhya ne veut pas perdre de vue le fait que dans le temps même où nous nous réjouissons d'une expérience heureuse , il y a un nombre incalculable d'êtres vivants qui souffrent , ou dont la vie n'est que lutte . Et il discerne clairement que même le bonheur qui ne se révèle pas , à un examen plus serré , n'être que du plaisir , refuge habituel des êtres contre l'insécurité de la vie , même ce bonheur authentique , si rare, devra inévitablement prendre fin ,étant impermanent ,et fondé sur des choses impermanentes. Tara Michaël
23 mars 2008
Rabindranath Tagore...
La liberté de la graine
réside dans l'accomplissement de son dharma , de sa nature et de sa destinée
qui est de devenir un arbre ;
c'est le non -accomplissement qui est pour elle une prison.
Le sacrifice par lequel une chose parvient à se réaliser n'est pas un sacrifice qui aboutit à la mort ,
c'est le rejet des chaines et l'obtention de la liberté.
photo Anne Marie
20 mars 2008
Souvenir , souvenir...
Voilà , le printemps
Les fleurs et les bourgeons pointent le bout de leur nez
Ces couleurs et ces odeurs réveillent en moi
De si tendres souvenirs
Instant magique
Anne Marie
17 mars 2008
Comment dissiper la souffrance intérieure...
Les conditions extérieures sont insuffisantes pour assurer le bonheur intérieur . Dissiper la souffrance de l'esprit est en fait beaucoup plus important qu'éliminer les causes apparentes de souffrances extérieurs . Mais nous nous trompons d'objectif : croyant atteindre le bonheur , nous sommes perpétuellement lancés dans la réorganisation du monde qui nous entoure .
En vain . Les biens matériels, les objets extérieurs , loin d'être capables de nous débarrasser de la souffrance intérieure , sont le plus souvent des causes qui la suscite davantage .
Le vrai moyen de se libérer de la souffrance intérieure est la méditation par laquelle l'état naturel et authentique de l'esprit est découvert . Deux étapes sont nécessaires ; la pacification du mental et la vision supérieur .
Notre esprit est , en général , occupé par une production incessante de pensées , semblable à de l'eau en train de bouillir . Méditer pour apaiser ce bouillonnement et demeurer dans un état stable , sans tension, est ce qu'on appelle la pacification mentale . Quand à la vision supérieure , elle engage le processus de reconnaissance de la nature de l'esprit.
Bokar Rimpoché
photo Anne Marie : hélébore noire
16 mars 2008
Les cent Conseils de Padampa Sangyé...
Quand l'esprit libre du passé et du futur , l'esprit reste dans un état d'éveil limpide , sans être attiré par des objets extérieurs ni occupé par des constructions mentales , il a rejoint la simplicité primordiale .
Dans cet état , la main de fer d'une vigilance forcée n'est plus tenue d'immobiliser les pensées . Les maîtres enseignent en effet que "la bouddéité , c'est la simplicité naturelle de l'esprit " .
Quand nous aurons reconnu cette simplicité , maintenons -là à l'aide d'une présence d'esprit dénué d'effort .
Nous jouirons alors d'une telle liberté intérieure qu'il sera inutile de bloquer les pensées ou de craindre qu'elles n'entament la méditation.
Photo Anne Marie
13 mars 2008
Brihadaranyaka Upanishad
Qu'est-ce que l'âme ?
L'âme est conscience
Elle brille comme la lumière dans le cœur .
10 mars 2008
Les yogas sûtras de Patanjali...
Au plus profond de chacun d'entre nous la soif de plénitude nous appelle à passer de l'autre côté , à nous installer sur l'autre rive . Cette soif , ou nostalgie , est éternelle , car elle reflète notre être lui-même , qui ne connaît pas le passage du temps . Il n'y a donc aucun autre moyen de combler notre soif que de se rappeler notre véritable nature .
Les désirs n'ont pas à être réprimés ni condamnés , ils ne font qu'exprimer notre soif de plénitude . Face au désir nous n'avons qu'à nous rappeler la plénitude et savoir que nous sommes cette plénitude . Le désir ultime de l'homme reflète son souvenir le plus profond , celui de la joie qu'il est . L'homme plongé dans les ténèbres de l'errance poursuit ses désirs avec frénésie .
La sagesse est avant tout pratique ; elle est pure intelligence . L'intelligence , c'est savoir " lire entre " , entre les lignes entre les pensées , entre les respirations, entre les émotions , entre les désirs .
Celui ou celle qui prend le temps de " lire entre " redécouvre à coup sûr la plénitude de lui même .
Nous n'enlevons rien à la vie que nous menons, sauf le brouillard de la confusion .
Il s'agit simplement d'ajouter la clarté de la méditation sur cette sagesse.












